UTILISATION DES COOKIES : en poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer une navigation personnalisée, des publicités adaptées à vos centres d’intérêts et la réalisation de statistiques. Pour en savoir plus et paramétrer vos cookies, cliquez ici 

Les directions juridiques tardent à accomplir leur transformation numérique

Juriste
Outils
TAILLE DU TEXTE

Alors qu’il n’y a peut-être jamais eu autant d’outils numériques à disposition, les directions juridiques sont encore frileuses dans l’utilisation de solutions numériques.

Les directions juridiques demeurent le parent pauvre de la transformation numérique de l'entreprise. Selon une enquête de l'équipe « Legal Management Consulting » du cabinet Deloitte | Taj menée auprès de 134 directions juridiques, pour la moitié des directeurs juridiques interrogés, leur entreprise n’est pas proactive dans l’utilisation des nouvelles technologies pour répondre à ces risques. Seul un tiers pense le contraire.
Et lorsque l’on regarde les outils utilisés par les directions juridiques, ils sont loin d’être les plus modernes. En effet, 36 % des sondés disposent de portails internet ou intranet. 30 % utilisent des outils en ligne. Ils ne sont que 9% à utiliser des solutions de robotisation et 8 % des solutions intégrant de l’intelligence artificielle.

30 % des répondants confirment que les nouvelles technologies sont utilisées par les juristes. Les apports sont d’abord le gain de temps et la fiabilité des données puis la possibilité pour les juristes de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée et enfin le meilleur partage de l’information et des documents.
« Les entreprises sont aujourd’hui conscientes du gain que peuvent apporter les outils numériques mais elles craignent encore que l’homme ne soit remplacé par la technologie et considèrentsouvent que le coût est prohibitif », explique Muriel Féraud-Courtin, Avocat associée de Deloitte | Taj.

Le rôle du COO dans la transformation de la direction juridique

Pour accomplir leur transformation juridique, certaines entreprises ont fait le choix de s’appuyer sur un Chief Operation Officer (COO). C’est le cas de 32 % des entreprises interrogées.
« C’est un signe positif qui démontre une réelle volonté des directions juridiques de revoir leur mode de fonctionnement et leur organisation. Il est important d’avoir un COO, qui n’est pas forcément un juriste et a une vision transverse et plus stratégique, pour faire le lien entre techniciens et juristes », ajoute Muriel Féraud-Courtin.Il permet d’apporter un regard neuf sur la fonction juridique afin de transformer la direction juridique pour la rendre plus efficiente.

En l’absence de COO, il est difficile pour un juriste de s’improviser technicien et vice-versa. « C’est cette synthèse que Deloitte |Taj propose avec une équipe composée de consultants « techniciens » spécialisés dans l’accompagnement de la mise en place de nouveaux outils et d’experts juridiquespour accompagner les directeurs juridiques et les COO en analysant les types d’outils qui pourraient être introduits, en fonction de la stratégie de l’entreprise, pour améliorer encore l’efficacité de la fonction juridique et dans certains cas son fonctionnement et son organisation », conclut Delphine Abellard, Avocate associée, membre de l’équipe « Legal Management Consulting » du cabinet Deloitte| Taj.

Arnaud Dumourier (@adumourier)